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PNY Photographie

une évasion hors du temps

Randonnée Mont Charvin

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Une randonnée pleine de caractère, pour s’offrir un peu d’aventure, s’évader loin de l’agitation du quotidien et profiter de grands espaces sauvages et de panoramas à couper le souffle.

Informations sur le parcours

Durée

6h15

Difficulté

Très difficile

distance

13,1 km

dénivelé

 1 044 m D+

Départ

Office de Tourisme du  Corbier

Des panoramas à couper  le souffle

Envie de vous frotter à un vrai défi tout en vous offrant une parenthèse hors du temps ? Le Mont Charvin est fait pour vous.

Cette impressionnante montagne, atypique et reconnaissable entre toutes avec son chapeau vert qui pourrait presque faire croire à un volcan, se mérite : longue ascension, passages techniques et descente exigeante composent ce parcours qui saura combler les randonneurs en quête de sensations.

Mais au-delà du défi sportif, c’est avant tout une invitation à l’évasion : au fil de la montée, la civilisation s’efface peu à peu pour laisser place à une nature sauvage et préservée.

Au sommet, une vue imprenable et unique récompense chaque pas, pour un souvenir de randonnée que vous n’êtes pas près d’oublier.

Le parcours

Depuis l’Office de Tourisme du Corbier, longez les bâtiments vers le bas de la station, puis passez en contrebas de la résidence des Alpages du Corbier jusqu’au panneau « interdit sauf desserte locale ». Continuez jusqu’au hameau Le Cruet, puis sous la chapelle Sainte-Philomène, et suivez le chemin qui descend entre les arbres.

En bas du chemin, prenez à droite en direction de l’aire de pique-nique de l’Œillette. Au carrefour suivant, suivez la direction de l’Œillette. Juste avant d’arriver à l’aire de pique-nique, prenez à droite vers le Col de la Louvière / boucle du Mont Charvin : c’est ici que débute véritablement l’ascension, avec une première montée dans la forêt.

Un panneau vous indique de partir sur votre gauche : suivez le sentier et traversez une petite combe, avant de retrouver le chemin qui monte vers le Col de la Louvière. Au col, continuez sur le sentier en suivant la signalétique des petits panneaux jaunes à flèche noire qui balisent le parcours.

Vous arrivez ensuite à un parc : ouvrez la barrière en bois et n’oubliez pas de la refermer derrière vous ! À partir de là, plus de poteaux de signalétique jusqu’au sommet : gardez le cap et profitez de la montée, en admirant au passage les Demoiselles Coiffées, ces impressionnantes cheminées de fées qui bordent le sentier avant le sommet.

Une fois au sommet, place à la descente en direction du Col d’Arves. Attention : cette portion est technique et glissante. N’hésitez pas à multiplier les arrêts, ils vous permettront de souffler tout en admirant le paysage.

Au Col d’Arves, descendez sur la droite en direction de La Baye – Le Corbier, et suivez le sentier jusqu’à retrouver l’embranchement au niveau de l’atelier de sylvothérapie.

Remontez ensuite par Le Cruet pour un retour au Corbier par le bas de la station.

 Le saviez-vous ?

Même si le départ se fait du Corbier, une partie du Mont Charvin appartient au territoire de Fontcouverte-la-Toussuire, une commune très étendue qui regroupe seize hameaux. Une preuve de plus que cette randonnée traverse un territoire riche et varié, bien au-delà des frontières de la station.

Bon à savoir

Difficulté

Cette randonnée s’adresse aux marcheurs expérimentés, à l’aise avec un dénivelé important et des passages techniques. Prévoyez de bonnes chaussures de randonnée avec une semelle adhérente, indispensables pour la descente vers le Col d’Arves.

Départ

Avec 6h15 de marche et plus de 1 000 m de dénivelé, partez tôt le matin pour profiter de la fraîcheur et avoir toute la journée devant vous.

Ravitaillement

Emportez suffisamment d’eau et de quoi manger : aucun point de ravitaillement n’est disponible sur ce long parcours en altitude.

 

Parc

N’oubliez pas de refermer la barrière du parc que vous traverserez avant le sommet — un petit geste essentiel pour préserver le pâturage et les troupeaux qui y vivent.

 

Départ

Un départ depuis Saint-Jean-d’Arves est également possible, pour une ascension plus courte : une bonne alternative si vous souhaitez découvrir le Mont Charvin sans effectuer la boucle complète depuis Le Corbier.

Les temps forts de la randonnée

Une immersion dans la nature sauvage

Tout au long de l’ascension, le paysage se transforme et vous plonge un peu plus dans une nature préservée. Le sentier débute sous couvert forestier, entre mélèzes et sapins, avant de laisser place aux alpages puis aux pentes herbeuses d’altitude.

Cette diversité de milieux abrite une faune et une flore riches : fleurs sauvages, chamois et bouquetins ponctuent régulièrement le parcours, pour peu que vous gardiez l’œil ouvert.

Passé la barrière du dernier parc, le sentier vous plonge dans un décor plus sauvage encore, loin de toute trace de civilisation. Cet isolement, rare sur les sentiers de la région, donne à cette randonnée une dimension particulière : ici, seuls le vent, le relief et le silence des sommets vous accompagnent.

Le saviez-vous ?

Le nom « Charvin » viendrait du patois savoyard et signifierait « chauve », en référence à son sommet dénudé, comme s’il lui manquait sa cime.

Le sommet du Mont Charvin

Après l’effort, place à l’émerveillement ! À 2 207 mètres d’altitude, l’arrivée au sommet du Mont Charvin marque un véritable temps fort de la randonnée. Depuis ce belvédère naturel, le panorama s’ouvre largement sur les grands sommets environnants et offre une vue spectaculaire sur les Aiguilles d’Arves, l’Étendard et le Grand Agnelin.

En contrebas, La Toussuire et Le Corbier se dévoilent dans leur écrin de montagne, permettant de prendre toute la mesure des paysages traversés au fil de l’ascension. Prenez quelques instants pour profiter de cette vue exceptionnelle, respirer l’air pur et savourer la satisfaction d’être arrivé au sommet.

Le Mont Charvin est également un territoire apprécié de la faune sauvage. En restant discret et en observant attentivement les pentes herbeuses, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir un chamois ou un bouquetin évoluant sur les reliefs. Une rencontre toujours privilégiée qui rappelle que ces grands espaces sont avant tout leur territoire.

Le petit plus : n’oubliez pas de jeter un dernier regard autour de vous avant d’entamer la descente. Les paysages prennent parfois une toute autre dimension depuis le sommet, et chaque orientation dévoile un nouveau panorama.

Les Demoiselles Coiffées un étonnant spectacle de la nature

 Une œuvre d'art à ciel ouvert !

À l’approche du sommet, le sentier longe la Combe Génin et dévoile un paysage pour le moins surprenant : les Demoiselles Coiffées.

Ces étonnantes cheminées de fées, façonnées naturellement par l’érosion au fil du temps, se dressent dans le paysage comme de véritables sculptures minérales.

Prenez le temps de vous arrêter pour observer leurs formes singulières et comprendre comment la nature a patiemment façonné ce décor.

Ce passage insolite offre également un joli contraste avec les paysages d’alpage qui vous accompagnent tout au long de la randonnée.

 

Le petit conseil photo :

Profitez de cette étape pour faire une pause et immortaliser ces formations géologiques originales avant de poursuivre votre ascension vers le sommet.

 Comment naissent les cheminées de fées ?

Les cheminées de fées sont de véritables sculptures naturelles, façonnées peu à peu par les éléments. Dans les Alpes, elles se forment le plus souvent à partir d’anciennes moraines glaciaires : des couches de sédiments peu consolidés, souvent assez friables, protégées par endroits par une pierre ou un bloc rocheux beaucoup plus dur.

Cette « coiffe » naturelle agit comme un petit toit : elle protège les couches situées juste en dessous de l’action de la pluie, du vent, du gel et du dégel. Tout autour, les parties plus fragiles continuent progressivement de s’éroder et de disparaître.

Au fil des années, puis des siècles, le relief se creuse autour de la zone protégée. Une colonne de terre et de roche se dessine alors peu à peu, surmontée de son fameux « chapeau » : c’est ainsi que naît une cheminée de fée !

Et le spectacle continue encore aujourd’hui : ces formations évoluent au rythme de l’érosion, certaines grandissent tandis que d’autres finissent par disparaître lorsque leur coiffe ne suffit plus à les protéger.